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1. Introduction
4. Résolution d'une équation polynomiale
4.1. Application de la méthode
de Newton au calcul d'une racine carrée
4.2. Application à la recherche
des valeurs nulles des équations transcendantes
6. Résolution des systèmes d'équations
non-linéaires
6.1. Généralisation
de la méthode de Newton-Raphson
6.2. Utilisation d'une méthode
de minimisation de fonctions
Dans la pratique, la plupart des problèmes se ramènent
à la résolution d’une équation de la forme :
La résolution de cette équation dépend de la classe
à laquelle appartient la fonction f. Si f
est un polynôme de degré n, on sait que l’équation
possède n racines complexes. Si l’équation est transcendante,
elle peut avoir un nombre fini, voire nul, ou infini de racines. Le problème
est alors de trouver la racine dont on sait l’existence et dont, parfois,
on connaît une valeur approchée.
Les méthodes de résolution sont toujours des méthodes
itératives.
On suppose que l’équation a été mise sous la forme
:
(ceci
est toujours possible en définissant par exemple
puisque lorsque
,
).
À partir d’une valeur initiale x1, que l’on se donne, on engendre la suite :
Si la suite des mesures x1, x2,
x3,…,
xn
converge vers une valeur x0, alors :
,
et
;
x0
est une racine.
Fig. 1 : Exemple de solution convergente (régime oscillatoire convergent)
Supposons que l’équation admette une racine x0 sur l’intervalle [a,b]. On peut légitimement supposer que f(x) prendra des valeurs sur cet intervalle. Si l’on n’ajoute pas d’hypothèses supplémentaires, on ne peut être sûr de la convergence. Il est donc impossible de donner une condition nécessaire sans expliciter la fonction f. C’est donc une étude de cas.
Cette méthode s’applique à des équations du type
,
pour lesquelles on peut calculer la dérivée de f :
f’(x). Soit x1 une valeur approchée de la
racine s inconnue. Posons : x2=x1+h, et cherchons
l’accroissement qu’il faut donner à x1, de façon
à ce que :
Après développement en série de Taylor à
l’ordre 2, on obtient :
ou approximativement :
| c’est à dire : |
et plus généralement, la solution :
,soit
Interprétation géométrique :
La valeur x2 est l’abscisse du point d’intersection avec l’axe ox de la tangente au graphe y=f(x) en x1.

Sens de l’approximation :
Si l’on avait fait aucune approximation dans l’écriture de
,
on aurait obtenu, pour la racine s, l'expression suivante :
donc :
Ce qui conduit à la conclusion suivante :
L’application de la méthode de Newton implique le calcul du polynôme
et de sa dérivée
.
Écrivons le polynôme
sous la forme :
La division de
par le monôme
où
est une valeur arbitraire donne :
où R est une constante de valeur
.
En divisant de nouveau le polynôme de degré n-1 par
,
on obtient :
Donc :
La valeur de la constante S est donnée par :
.
L’application de la formule de Newton peut donc se faire sous la forme
:
Les valeurs de R et de S s’obtiennent donc au moyen des relations de récurrence qu’on établit en égalant les puissances successives de x dans les diverses expressions du polynôme :
De même, les coefficients
s’obtiennent au moyen de formules analogues :
On peut remarquer que le calcul de R et de S est analogue à
celui du calcul des polynômes
et
.
4.1. Application de la méthode de Newton au calcul d’une racine carré
Soit l’équation
| La formule de Newton s'écrit : | ![]() |
| soit la formule de récurrence : | ![]() |
4.2. Application à la recherche des valeurs non nulles des équations transcendantes
Dans le cas d'un problème unidimensionnel de conduction de la
chaleur dans une barre par exemple de longueur
,
la solution analytique de la température obtenue par la méthode
d'orthogonalisation est la somme d'une réponse en régime
transitoire et d'une réponse en régime permanent. Selon l'axe
de la barre, cette solution est de la forme :
(1)
à cette solution, on ajoute l'équation transcendante donnée par :
(2)
Pour déterminer la température
à tout instant
et en tout point
,
on doit résoudre l'équation transcendante (2) afin d'obtenir
les racines
.
L'équation (2) est du type :![]()
![]()
et
En traçant sur le même graphe
et
, on
obtient les courbes de la figure 2.
D'après ce graphe, on voit bien qu'il existe une solution par
intervalle
où
.
Cette solution est l'intersection de la courbe
avec celle de
.
D'où pour l'intervalle
comme cela est indiqué sur le graphique, on a les cinq racines suivantes
pour une valeur égale à
du terme
(
)
:
1ère racine = 0.988241
2ème racine = 3.542166
3ème racine = 6.509659
4ème racine = 9.580092
5ème racine = 12.684082
Fig. 2 : évolution des solutions
et ![]()
La méthode de Bairstow permet de calculer des racines réelles
ou complexes d’une équation polynomiale à coefficients réels.
La méthode consiste à extraire (le plus exactement possible)
les racines (réelles ou complexes) deux à deux (à
la fin, il en reste éventuellement une), jusqu’à épuisement
des n racines.
Soit à trouver les racines de l’équation polynomiale
suivante :
On effectue la division eucludiènne de f par le trinôme
,
où p et q sont à priori deux nombres quelconques :
Les coefficients
dépendent de p et q, de même que r et S.
Si r=S=0, alors f(x)=0 permet de donner
(donc deux racines de f(x) déjà).
Si r et/ou S ne sont pas nuls, la méthode de Bairstow va consister à déterminer par approximations successives les valeurs de p et q qui annulent r et s :
Ce système peut être non linéaire. On le supposera linéaire au voisinage de chaque couple (p,q) fixé.
Pour cela ,on se donne 2 valeurs p0 et q0
arbitraires. On calcule alors successivement
et
de
telle sorte que :
Soit au premier ordre en
et
:
Si l’on pose :
et
La solution du système précédent est (Cramer) :
Les expressions qui entrent dans le calcul de d,
P
et Q vont être évaluées par étapes. Les
coefficients
sont liés aux coefficients
du polynôme initial par l’intermédiaire ses relations suivantes
:
relations auxquelles on peut ajouter :
en ayant défini
et par :
et
.
Ce tableau (I) permet de calculer les
,
r
et S en fonction de p et q.
Posant maintenant :
, avec
k=0,
1, 2, …, n-1 et
En dérivant le tableau (I) par rapport à p, on obtient
:

Ce tableau (II) permet de calculer les Ci (i=0 ,1, 2, …, n-1).
Posons maintenant :
,
En dérivant le tableau (I) par rapport à q, il vient :
la comparaison des tableaux (II) et (III) montre que :
, pour
On en conclut alors :
et
Les tableaux (I) et (III) permettent de calculer les dérivée partielles :
et par conséquent, les quantités d, P, Q recherchées sont :
Mise en œuvre de la méthode :
Le calcul du premier trinôme
s’obtient à l’issue des phases de calcul suivantes :
1. On fixe arbitrairement deux valeurs p0 et q0.
2. On calcule alors les deux valeurs :
On constitue le tableau :
,
et le tableau
.
On calcule d, P et Q
et on en déduit :
et
3. Si
et
, alors
les racines de
sont les racines du polynôme initial.
4. Sinon, on remonte en 2 en reportant des valeurs
et
, et
ainsi de suite.
Les deux premières racines ayant été extraites, on applique de nouveau la méthode de Bairstow au polynôme quotient.
6. Résolution des systèmes d’équations non linéaires
6.1. Généralisation de la méthode de Newton-Raphson
La méthode Newton peut s ‘appliquer à la résolution
d’un système de plusieurs équations non linéaires
:
A partir d’un couple de valeurs approchées (x1,y1)
d’une solution du système, on peut déterminer deux accroissements
h et k à donner à x1 et
y1
de manière à ce que :
En développant en 1er ordre, il vient :
| où l’on a posé : | ![]() |
et | ![]() |
Les quantités h et k s’obtiennent donc, en résolvant le système linéaire suivant :
![]() |
avec : | ![]() |
Le calcul est alors relancé jusqu’à ce que h et
k
deviennent inférieures à une valeur e
que l’on se donne (selon la précision voulue pour le calcul).
Ainsi, l’algorithme correspondant est :
avec :
ou encore :
Cette méthode de résolution
peut être généralisée pour la résolution
de système de n équations non linéaires à n
inconnues.
6.2. Utilisation d’une méthode de minimisation de fonctions
La résolution du système non linéaire suivant :
peut se ramener à la recherche du minimum de la fonction :
qui
étant écrite sous la forme d’une somme de deux fonctions
est positive ou nulle.
Puisque les méthodes de minimisation d’une fonction (annulation
de la dérivée, par exemple) ne donnent pas forcément
le minimum absolu d’une fonction, il est nécessaire de vérifier
que le minimum trouvé est bien la solution recherchée ; c’est
à dire celle pour laquelle on a
.