Centre François Viète
ÉPISTÉMOLOGIE, HISTOIRE DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES
(Equipe habilitée EA 1161)

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Normes et pratiques : L'homme, la mesure et l'écriture en Mésopotamie.
I. Les mesures de capacité et de poids en Syrie Ancienne, d'Ebla à Emar

Grégory Chambon

Erscheinungstermin: Juillet 2011

Cet ouvrage s’intéresse aux pratiques de comptes et de mesures (de poids et de capacité) dans les domaines d’activités économiques et commerciales au Proche­ Orient ancien, de l’époque d’Ebla à celle d’Emar. Les acteurs de ces activités (marchands, administrateurs, particuliers) mettent en œuvre des compétences métri­ques ou arithmétiques, qui prennent sens par et pour chaque type d’activité (traitement des produits bruts, transformation artisanale, dispersions commerciales, etc.). Les modalités concrètes de cette mise en œuvre sont observables dans les traces matérielles qui sont parvenues jusqu’à nous : les « artefacts » archéologi­ques et les tablettes cunéiformes.
L’étude de la terminologie employée sur les docu­ments administratifs et des expressions particulières à la correspondance et aux contextes institutionnels, so­cio­économiques mais également humains, fournit des informations d’un genre nouveau sur des « façons de faire » particulières pour noter les unités de mesures ou pour mesurer des quantités, qui s’inscrivent pleine­ment dans des savoirs et des savoir ­faire des « cultures cunéiformes ». En s’intéressant ainsi à la façon dont in­teragissent l’homme, la mesure et l’écriture en Syrie ancienne, cet ouvrage se propose de contribuer à l’approche historique et socioculturelle du domaine de la « culture matérielle », afin d’établir les prolégomènes à toute réflexion sur les « rationalités pratiques » du Pro­che ­Orient ancien.


Heritage Sites of Astronomy and Archaeoastronomy in the context of the UNESCO World Heritage Convention

Clive Ruggles and Michel Cotte (ed.)

Ocarinabooks, Bognor Regis (UK), e-édition : juin 2010, édition papier : août 2011.

Il s’agit d’un ouvrage collectif ayant réuni deux communautés scientifiques afin de définir les traits généraux du patrimoine de l’astronomie et de l’archéoastronomie dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce travail a été coordonné et animé par Clive Ruggles, au nom de l’Union astronomique internationale (UAI), et par Michel Cotte, au nom du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS). Il a réuni plus de 40 chercheurs et scientifiques du monde entier, pendant deux ans de travaux. Il comporte 16 chapitres et deux textes de réflexions générales et de méthodologie d’étude de ces patrimoines, en introduction et en conclusion. L’ouvrage aborde de manière très large la question des vestiges et du patrimoine que nous ont laissé les hommes depuis la préhistoire jusqu’à aujourd’hui, dans les différentes zones du monde et dans de nombreuses cultures historiques. Chaque chapitre s’ouvre par un texte d’introduction et il est assorti d’études de cas de sites ou d’objets patrimoniaux à caractère exceptionnel.

Edition papier : http://www2.ocarinabooks.com/index.php/icomos-iau-thematic-study-on-astronomical-heritage
e-edition : http://www.astronomicalheritage.org/images/content/astroherit/WHC-internal/Astronomy-and-World-Heritage_Thematic-Study.pdf



L'homme, un singe comme les autres

Hervé Ferrière

Vuibert, août 2011


Que dire à celui ou à celle qui affirme que la théorie de l évolution des espèces énoncée par Darwin est responsable du racisme, de la division du travail, de l eugénisme, de la violence sociale, des totalitarismes et autres maux de nos sociétés actuelles ?
Après quelques instants de stupéfaction, on pourra rétorquer que c'est faux, mais on ne répondra pas à la véritable question : pourquoi une partie de la population peut-elle encore de nos jours entendre et véhiculer
de telles idées fausses et dangereuses ?
L ouvrage, volontiers polémique, revient sur l histoire de la biologie et de la société depuis l émergence du darwinisme.
À partir de citations et de textes, il propose de réfléchir sur la transmission du message scientifique, sa diffusion mais aussi sa déformation, pour prémunir le citoyen comme l enseignant contre des idées erronées. Il fournit ainsi des outils théoriques et pratiques pour se former et enseigner sereinement une théorie aussi importante que celle de l évolution des espèces.





Histoire de l'heure en France

Jacques Gapaillard

Vuibert, août 2011


Quelle heure est-il ? Voilà une question bien banale à laquelle on répond aujourd'hui naturellement en consultant sa montre. Pourtant, l'invention de cet instrument a modifié notre rapport au temps, qui était auparavant bien plus complexe et aléatoire... L'histoire de l'heure en France, depuis les heures inégales jusqu'au temps universel, est une histoire riche en péripéties et en bizarreries. Comment imaginer en effet que l'adoption d'un temps mécanique, déterminé par les horloges et non plus par le Soleil, ait été source de conflits ? A travers les différentes notions d'heure nationale, des chemins de fer, de Greenwich ou encore d'été et d'hiver... voici une histoire passionnante, émaillée de commentaires, d'anecdotes et de citations qui témoignent de la manière dont étaient perçus les divers changements horaires et des débats qu'ils ont suscités.









La génomique. Entre science et éthique de nouvelles perspectives à enseigner

Maryline Coquidé, Magali Gallezot et Stéphane Tirard

Paris, Vuibert -Adapt, juin 2011

La génomique est la science qui étudie le matériel génétique d’un individu ou d’une espèce. La connaissance et surtout la manipulation du génome étant à la fois source d’espoirs et de craintes, la génomique s’est régulièrement retrouvée au coeur des débats, à travers sa dimension scientifique, mais aussi éthique et politique. Le développement des débats sur les risques liés à ces avancées scientifiques a engendré une remise en question de la biologie contemporaine, qui a su intégrer ces nouvelles préoccupations. Cela est perceptible dans l’enseignement de la biologie à travers le développement de nouvelles questions et démarches, visant à favoriser le débat sur les retombées de la recherche et à contribuer à une éducation citoyenne. L’objectif de cet ouvrage est donc de faire le point sur l’état des connaissances concernant l’étude du génome et d’encourager la réflexion sur les enjeux de ces découvertes et leurs transmissions.


Voir la collection "Vie, santé, évolutions

Colin Maclaurin, l'obstination mathématicienne d'un newtonien

Olivier Bruneau

Presses universitaires de nancy, février 2011

Colin Maclaurin (1698-1746) est connu pour les formules qui portent son nom. Mais il est surtout un des plus importants savants britanniques du XVIIIe siècle. Ce mathématicien embrasse l’ensemble des mathématiques pures et appliquées, sa production scientifique s'étend de la géométrie au calcul différentiel et intégral en passant par l'algèbre.

Ce livre est la première biographie intellectuelle éditée de Maclaurin. Il retrace ce parcours mathématique, en mettant en évidence trois périodes, la première essentiellement géométrique, la deuxième algébrique et la dernière qui est une espèce de synthèse pendant laquelle il s'attaque à la méthode des fluxions et des fluentes.
Par ailleurs, son activité scientifique s'inscrit pleinement dans la vie sociale et intellectuelle de l'Écosse et de la Grande-Bretagne. Tout au long de sa vie, il n'a de cesse, par ses connaissances scientifiques ou par son réseau de connaissances de promouvoir un newtonianisme en action dans lequel le développement de son pays a une part importante.
Enfin, par ses activités sociales ou scientifiques, Maclaurin est un élève de Newton. Nous montrons dans ce livre comment Maclaurin se veut être un ardent défenseur de Newton et de sa pensée newtonienne tout en la dépassant.

Ouvrage publié avec le soutien de l’Agence nationale de la recherche, de la MSH Lorraine et des Archives Poincaré (UMR 7117) de l’Université Nancy 2.


L'observatoire de la marine et du bureau des longitudes au parc de Montsouris, 1875-1914

Guy Boistel

IMCCE / Éditions Édite, novembre 2010


Pourquoi un observatoire de la marine à Paris, au parc Montsouris? La réponse est contenue dans cette histoire, jusqu’alors oubliée, que Guy Boistel a patiemment reconstituée à partir des nombreuses archives du Bureau des longitudes, notamment. Fondé par la Convention en 1795, ce service est chargé de développer l'astronomie et ses applications à la navigation. C’est avec la naissance du parc sud de la Ville de Paris que le contre-amiral Ernest Mouchez, revenu victorieux d’une mission de photographie du passage de Vénus devant le Soleil fait approuver l’ouverture d’un observatoire dévolu à la marine en 1875, qu’il dirigera le reste de sa vie. Dépendant du Bureau, ouvert aux militaires comme aux civils, sa principale vocation est d’enseigner la pratique des observations astronomiques aux explorateurs et voyageurs pour la détermination des coordonnées géographiques: observations, calculs nautiques, manipulation des instruments, composition et usage des éphémérides. L’observatoire accompagne ainsi de nombreux projets géographiques ; en 1903, par exemple, il contribue à la préparation de la première expédition antarctique de Jean-Baptiste Charcot. Par la suite, sa mission de formation se réduit ; ses activités scientifiques s'orientent davantage vers la physique et la physique du Globe, jusqu’à ce qu’un remaniement redistribue ses services au sein de l’Observatoire de Paris. Le Bureau des longitudes a quitté ses locaux de Montsouris en 1983. Ils appartiennent aujourd’hui au patrimoine et abritent l’Association française d’astronomie (Afa).



Histoire de la vie latente. Des animaux ressuscitants du XVIIIe siècle aux embryons congelés du XXe siècle

Stéphane Tirard

Vuibert, décembre 2010

Les graines, les mousses, les bactéries mais aussi de petits invertébrés comme les tardigrades et les rotifères sont capables d’entrer dans un état – dit amétabolique – où ils ne présentent plus la moindre trace d’activité. Cette singulière propriété a reçu le nom de vie latente.

On sait aujourd’hui l’appliquer en laboratoire puisque, par exemple, les méthodes de cryoconservation utilisées pour congeler embryons et spermatozoïdes consistent, en fait, à les placer en état de vie latente.
Bien qu’il soit hautement original, ce problème de biologie n’a encore été que très peu exploré par l’histoire des sciences. Pourtant, les premières observations d’organismes capables d’entrer en vie latente et de « ressusciter » (comme on disait
à l’époque) remontent au XVIIIe siècle ; au lendemain des travaux pionniers du Hollandais Antoni van Leeuwenhoeck, elles entraînèrent de houleux débats auxquels participèrent notamment l’Anglais John Needham et l’Italien Lazarro
Spallanzani. Les biologistes du XIXe siècle héritèrent des interrogations laissées par ces découvreurs et c’est ainsi qu’Henri Dutrochet ou Claude Bernard – parmi bien d’autres – furent conduits à élaborer une réflexion fondamentale sur la notion de vie.
Les mécanismes moléculaires à l’oeuvre dans ce phénomène seront étudiés au XXe siècle, lequel sera marqué, on le sait, par le développement de certaines applications dont l’une des plus remarquables est sans doute la congélation des embryons humains. État limite du vivant, la vie latente traverse depuis maintenant trois siècles l’histoire des sciences de la vie. Les questionnements scientifiques et épistémologiques qu’elle provoque, sans cesse renouvelés, sont explorés dans le récit très illustré qu’en donne ici Stéphane Tirard.


Qu'est ce que le néolamarckisme ?

Laurent LOISON

Vuibert, août 2010


Dès le dernier tiers du XIXe siècle, au moment où l’évolutionnisme s’imposa comme la seule possibilité scientifique capable d’éclairer l’origine des êtres vivants, une conception de l’évolution prévalut en France. Ce fut un échec scientifique.
En voici l’histoire.

La conception néolamarckienne de l’évolution des espèces était fondée sur deux idées simples que l’on pensait alors pouvoir soumettre à l’épreuve de l’expérimentation : d’une part, les êtres vivants&nbsp ;– parce qu’ils sont plastiques – sont capables de variation ; de l’autre, l’hérédité est à même d’enregistrer tout ou partie de ces variations (hérédité des
caractères acquis).
Mettant de côté le principe de sélection naturelle postulé par Darwin, les biologistes français s’emparèrent de la question des mécanismes évolutifs et, attirés par les réussites et les possibilités de la physiologie expérimentale développée par Claude Bernard, ils tentèrent de construire un évolutionnisme analogue qu’ils qualifièrent de
« &nbsp ;transformisme expérimental ».
Au fil d’une histoire qui s’étendit sur près de soixante-dix ans (1870-1940), l’auteur explore ici l’identité de cet évolutionnisme ainsi que les raisons de son échec. On découvrira par la même occasion tous les bénéfices que l’histoire épistémologique des sciences pourrait retirer de l’étude des idées fausses.
Léonard de Vinci, un anatomiste visionnaire

Dominique Le Nen

L'Harmattan, 2010

L'art d'un peintre, d'un ingénieur ou d'un homme de science comme Léonard de Vinci, naît de la conjugaison de ses dons, de sa curiosité et de l'instinct qui le porte à l'étude pour nous révéler ses recherches, au plus juste des ses créations. Ici nous entrons avec lui dans le domaine de l'anatomie car, sa vie durant, il se passionna pour le corps humain. La relation particulière unissant De Vinci à l'anatomie nous le dévoile au travers d'une facette de son talent jusque-là assez peu exploitée.


La main de Léonard de Vinci

Dominique Le Nen et Jacky Laulan

Préface de Domenico Laurenza

Springer, 2010

L’anatomie chez Léonard de Vinci est peu connue du public, médical ou non. Les nombreux ouvrages consacrés à Léonard ne dissèquent pas cette partie de ses multiples préoccupations.

Ce livre est une première pour deux raisons: Les auteurs empruntent un chemin inverse de celui de Léonard: repartir vers ses origines, le dessin, par la dissection. La seconde, parce que la dissection permet, avec une technique photographique, une appréhension de la main de Léonard telle qu’elle n’a jamais été abordée.

Cinq siècles plus tard, les auteurs ont disséqué ses mains, redonné vie à certaines fonctions et attitudes avec plusieurs objectifs: mieux comprendre le maître florentin, rechercher, montrer et analyser certaines de ses erreurs, révéler l’influence qu’ont eu sur lui les médecins et philosophes de l’Antiquité, confirmer voire infirmer certaines opinions fondées ou non, diffusées entre autre par les rares biographes contemporains ayant laissé de discrets mais combien précieux témoignages sur «l’uomo universale».




Jérôme Lalande (1732-1807), une trajectoire scientifique

Sous la direction de Guy Boistel, Jérôme Lamy et Colette Le Lay

Presses universitaires de Rennes, janvier 2010

Qu'est-ce qu'être astronome au siècle des Lumières? Comment caractériser ses activités, ses pratiques, ses réseaux et ses insertions institutionnelles? Cette biographie à plusieurs voix de Jérôme Lalande propose de décrire les espaces sociaux, scientifiques et culturels qui ont façonné son parcours de savant.
L'inscription dans le champ astronomique du XVIIIe siècle constitue une première entrée pour saisir une trajectoire scientifique d'abord ancrée dans des institutions prestigieuses de légitimation. Professeur au Collège de France, organisateur d'un réseau informel d'élèves qu'il forme lui-même, Lalande s'est toujours efforcé de construire des places fortes pour pratiquer l'astronomie. La Révolution lui donne l'occasion de mettre un oeuvre ses idéaux organisationnels sous la forme du Bureau des longitudes qu'il imagine en point nodal de l'astronomie française.
Le travail épistolaire, indispensable à Lalande pour maintenir son réseau de relations, offre une deuxième entrée pour retracer la trajectoire de l'astronome. Très tôt inséré dans l'espace européen des sciences, Jérôme Lalande use de sa correspondance pour amasser les observations, transmettre des mémoires, affermir ses positions institutionnelles et organiser les controverses. L'implication de Lalande dans les affaires de son temps organise la troisième entrée.
La constitution du champ astronomique et la solidification progressive des repères disciplinaires n'empêchent pas un investissement scientifique et technique de Lalande bien au-delà de ses travaux de prédilection. Dissertant sur l'ingénierie hydraulique du Canal du Midi, rédigeant le compte rendu d'un long séjour en Italie ou défendant sa conception particulière de l'athéisme, Jérôme Lalande façonne son époque autant qu'il est façonné par elle.





Couverture
Sciences et Arts
Représentations du corps et matériaux de l'art


Sous la direction d'Evelyne Barbin et de Dominique Le Nen

Vuibert, mai 2009

Cet ouvrage fait suite à un colloque organisé par le Centre François Viète de l'université de Nantes et la faculté de médecine de Brest. Il est le résultat de la rencontre entre des pratiques et des savoirs différents sur le corps, les arts et les sciences, et sa lecture transforme notre regard sur l’œuvre artistique. Quand un chirurgien d’aujourd’hui regarde la main droite du portrait de Cécilia Gallerani de Leonard de Vinci, il y voit un savoir anatomique sur lequel s’appuie Leonard. Quand un autre chirurgien regarde les représentations des crucifixions de Jésus-Christ, il remarque les endroits où sont plantés les clous, désignés par un savoir encore anatomique. Quand une historienne des mathématiques lit un traité de chorégraphie, elle admire le travail symbolique élaboré pour représenter le corps et son mouvement dans une danse. Quand un historien de la chimie regarde un tableau d’Ingres, il voit la peinture, c’est-à-dire la couleur et la texture de l’enduit utilisé, issu d’un savoir de la chimie. Cet ouvrage propose ainsi dix rencontres entre les sciences et les arts qui invitent le lecteur à un regard nouveau sur des œuvres d’art, depuis la peinture jusqu’au cinéma en passant par la danse et la photographie. Ce regard en miroir, instruit par la science, rend manifeste la matérialité du savoir scientifique dans l’œuvre d’art.




Couverture

L'évolution du vivant
Un enseignement à risques

Coordonné par Maryline Coquidé et Stéphane Tirard

Vuibert, mars 2009

L’évolution du vivant est devenue le paradigme central de la biologie et, si les chapitres explicitement consacrés à la théorie de l’évolution dans la scolarité obligatoire ne sont pas si nombreux, elle oriente néanmoins la totalité de l’enseignement des sciences de la vie et de la Terre.
Depuis 1859 (parution du livre fondateur de Darwin Origine des espèces), les idées darwiniennes ont fait leur chemin, depuis 1953 (découverte de la double hélice d’ADN) la génétique et la biologie moléculaire ont donné un support matériel aux phénomènes évolutifs et la théorie n’a cessé de se consolider et s’enrichir.
Cependant bien des régressions, des remises en cause, des résistances subsistent ou réapparaissent. Faire face aux offensives des mouvements néo-créationnistes ou du dessein intelligent exige un travail d’épistémologie – auquel les enseignants sont peu préparés – afin d’analyser les raisonnements biaisés qui sont opposés et mettre en place une formation à l’esprit critique où le souci de respect des cultures et des opinions ne conduirait pas à l’esquive ou au renoncement à la rigueur.

Postface de Jean Gayon, professeur à l’université Paris I - Panthéon Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France, auteur de nombreux livres de philosophie de la biologie.








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