Compte-rendu du CEVU du 12 Octobre 2006 - Intervention de Mr le Conseiller d’Etablissement

lundi 16 octobre 2006.
 

Après approbation des procès-verbaux des précédentes séances du CEVU, G. Le Dreff présente le représentant de l’ONISEP et du SUIO, le nouvel agent comptable, et Mr CHAMBON, qui a pris la direction de la formation continue de l’Université.

Le CEVU reçoit le conseiller d’établissement de l’université de Nantes (il s’entretiendra par la suite avec les directeurs de composantes, réunis au même moment dans la salle des délibérations). Noeud papillon, quelque peu cassant..., il présente les nouvelles mesures qui devront être mises en place à l’avenir par les universités :

-  Mesures d’orientation "positives"des étudiants, avec la pré-inscription des futurs bacheliers vers le milieu de l’année scolaire, l’examen des dossiers de candidature par la commission ad hoc, et la convocation à un entretien avec un ou plusieurs membres de cette commission (qui, comment, présence d’un membre de l’ONISEP ou du SUIO ? rémunération de ces heures d’entretien ? pas de réponse précise à ces questions) dans le cas où le profil du candidat ne semblerait pas adapté à sa demande d’inscription. Pas de contrainte, mais de la "persuasion".

-  Nécessité d’assurer l’insertion professionnelle des étudiants : "en face de chaque diplôme, il faut qu’il y ait un métier et des débouchés ...Ce qui justifie la sectorisation (en réponse à la question sur ce sujet de B. Bitrian) : celle-ci a porté ses fruits en STAPS et en Psychologie". Rappel de l’existence du portail étudiant, sur lequel on trouve déjà l’ensemble des formations ouvertes : il faudra le compléter avec le taux de réussite, et le taux d’insertion professionnelle filière par filière. Pas de réponse précise à la question (de J. Brémond) de savoir comment sera exactement calculé le taux d’insertion professionnelle, ni à celle (posée par le représentant de l’ONISEP) de savoir comment seront repérés les jeunes qui vont à l’échec. Pas de réponse convaincante à la question (posée par B. Bitrian) de savoir s’il n’y avait pas contradiction entre le fait de citer en exemple les IUP, et l’alignement à la baisse des horaires de ces formations sur celles des autres Masters : Mr le Conseiller affirme que la France a la déplorable habitude de multiplier les heures de cours et TD des formations proposées à l’université, ce qui est nuisible à l’autonomie des étudiants. Il souligne cependant curieusement la "liberté des établissements" dans l’élaboration de leurs maquettes : que faut-il comprendre par là ?

-  Nécessité d’introduire le Projet Professionnel Personnalisé dans les maquettes de toutes les formations, au niveau de la licence. Proposer des formations "en Y" au niveau du L2, avec des modules d’enseignement pré-professionnel pour pouvoir bifurquer en Licence professionnelle.

-  Suppression de la distinction entre Master professionnel et Master de recherche : il n’y a pas de distinction de ce type dans les autres pays partenaires. Cela devrait déjà être pris en compte dans la prochaine vague d’habilitations. On va en conséquence dans le sens d’une mutualisation des enseignements entre les deux types de mastères lorsqu’ils coexistent dans une même composante. Cela signifie aussi que les titulaires d’un master pro pourront rentrer en thèse. Mr le Conseiller souligne que la durée des thèses pourra varier de 3 ans pour les thèses de Sciences et Techniques (pour lesquelles les étudiants reçoivent la plupart du temps des financements) à 4 ans ou plus pour les disciplines où les financements sont difficiles à obtenir, et où les thésards doivent travailler.

-  Mise en place de licences bi-disciplinaires, en particulier pour les étudiants qui se destinent à l’enseignement.

-  Doctorat : une composante de l’université ne pourra délivrer de doctorat que si elle présente un dossier d’école doctorale qui soit accrédité (ce qui suppose essentiellement l’existence d’un labo, sur lequel se greffe l’école doctorale).



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