4 avril 2006 : Le Président reste sourd... crions plus FORT !

lundi 3 avril 2006.
 

-  Jeudi 30 mars : le conseil constitutionnel ose affirmer que le CPE n’est pas discriminatoire envers les jeunes mais que : "les différences de traitement qui en résultent sont en rapport direct avec la finalité d’intérêt général poursuivie". Il ajoute : "qu’il appartiendra à l’employeur, en cas de recours, d’indiquer les motifs de cette rupture afin de permettre au juge de vérifier qu’ils sont licites".
-  Vendredi 31 mars : Le Président Chirac promulgue la loi puis annonce à propos du CPE qu’"en cas de rupture du contrat, le droit du jeune salarié à en connaître les raisons sera inscrit dans la nouvelle loi" ; mais est-ce, comme le propose le conseil constitutionnel, en ayant recours au juge ? Il ajoute que "la période de deux ans sera réduite à un an", ce qui sans garde-fous sur le renouvellement des contrats, programme toujours la précarité comme avenir pour la jeunesse. Enfin il demande qu’ "aucun contrat ne puisse être signé sans intégrer pleinement l’ensemble de ces modifications", appelant ainsi, au mépris de la démocratie, à bafouer la loi qu’il vient de promulguer !

Face à une crise sociale sans précédent, le Président reste sourd, choisit le passage en force, et propose une fausse réponse illégale. Il appelle les partenaires sociaux "à prendre toute leur part dans l’élaboration de ces nouvelles dispositions". Si cela veut dire négociations avec le parlement, qu’y a-t-il à attendre de discussions avec ceux qui ont voté cette loi dite d’"égalité des chances", et avec le parti au pouvoir dont le président voulait faire encore pire que le CPE avec le contrat unique.

Cette crise sociale ouvre ainsi une véritable crise politique : la légitimité du Président et du gouvernement, déjà faible au vu des conditions des élections de 2002, se trouve maintenant considérablement amoindrie. Cette crise ne pourra être résolue que par l’abrogation du CPE et l’ouverture d’une négociation globale sur l’emploi, la précarité et la formation, sous la responsabilité d’un nouveau gouvernement.

CPE : abrogation.

Chirac, Villepin, Sarkozy : démission.



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