MANIFESTATION LE 7 FÉVRIER 2006 À 16 H 30 CONTRE LE CPE

mardi 7 février 2006.
 

MANIFESTATION LE 7 FÉVRIER 2006 À 16 H 30 CONTRE LE CPE À SAINT NAZAIRE( À LA GARE) À NANTES (PLACE DU COMMERCE) À L’APPEL DE CGT Jeunes, FSU, JC, Jeunes Verts, LCR, MJS, Sud étudiant, Unef Nantes, UNL 44, Unsa Jeunes...

Communiqué du SNESUP :

"le 7 Février, Imposer le retrait du projet CPE

Avec les étudiants, les jeunes qui dans leur immense majorité « galèrent » pour trouver un emploi... et aspirent avec raison à la stabilité et à la totalité des droits sociaux, le SNESUP appelle les universitaires à faire du 7 février un grand moment de manifestations et de convergences pour stopper la dégradation de nos conditions de vie et imposer d’autres choix. Cette mesure libérale est l’exact opposé des intentions proclamées d’élévation du niveau des connaissances, d’accès et de réussite de la moitié (au moins) d’une classe d’âge dans l’enseignement supérieur. C’est l’atteinte à la reconnaissance des diplômes et des qualifications, à l’accès à un emploi stable et garanti. De la même façon, le gouvernement sabre scandaleusement dans les postes aux concours du premier et du second degrés en 2006 au mépris de l’engagement des étudiants, de leurs formateurs et des besoins du pays. Les missions des universités -comme des autres lieux d’études supérieures- tant en matière de formation que de qualification sont ainsi gravement disqualifiées.

Le gouvernement démantèle le code du travail et les droits sociaux des salariés. La loi Fillon retarde les départs à la retraite et restreint les possibilités d’embauche des jeunes. Elle est encore aggravée par l’objectif du gouvernement partagé par le MEDEF de ne remplacer qu’un emploi sur deux au moment des départs en retraite (environ 600.000 départs à la retraite par an). Tout cela accentue la précarité et le chômage.

Le projet de Contrat de Première Embauche (CPE) se situe dans cette logique : au cours des deux premières années, les patrons licencieraient sans justification et sans indemnisation. Cela élargirait les dispositions néfastes du Contrat Nouvelle Embauche (CNE) à l’ensemble des jeunes de moins de 26 ans. Cela casserait encore un peu plus le code du travail par la remise en cause du droit au Contrat à Durée Indéterminée (CDI).

Le gouvernement, dans son projet de « loi de programme pour la recherche », est dans la même logique, n’offrant aux jeunes que la perspective de la précarité : il refuse un statut aux doctorants, et augmente la précarisation des emplois par le financement et le recrutement sur projets. D’ores et déjà, l’agence nationale de la recherche génère 3000 emplois en CDD sur fonds publics. Cette précarisation touche toutes les catégories de personnels dans les services publics d’Enseignement Supérieur et de Recherche : ITA, IATOS, Chercheurs, Enseignants-chercheurs...

Le SNESUP se félicite de l’unité des organisations syndicales(*), étudiant(e)s et lycéen(ne)s pour les manifestations de la journée du 7 février, qui exigent le retrait du CPE et du CNE, et invite les personnels à y participer massivement. Le SNESUP appelle à reporter les examens et enseignements prévus au moment des manifestations. Si nécessaire : recours à la grève. Un préavis de grève national a été déposé."



Forum