7 février 2006 : mobilisation contre le Contrat Première Embauche

vendredi 27 janvier 2006.
 

Le gouvernement poursuit et aggrave le démantèlement du Code du Travail et des droits sociaux : la loi Fillon sur les retraites restreint les possibilités d’embauche des jeunes en retardant les départs à la retraite et dévalorise les droits à pension ; dans la foulée du contrat nouvelle embauche (CNE), l’entrée dans la vie active est maintenant globalement précarisée par le contrat première embauche (CPE), les stages, les petits boulots... Les jeunes voient reculer une nouvelle fois la perspective d’un emploi stable et des droits qui y sont attachés. Avec le nouveau dispositif CPE que le gouvernement souhaite faire adopter à la hussarde, c’est ainsi la reconnaissance des formations et qualifications ­notamment celles délivrées dans l’enseignement Supérieur- qui se trouve considérablement fragilisée. C’est aussi l’abandon de l’objectif d’élévation du niveau des qualifications qui est signifié (vers 50% d’une génération ayant une qualification supérieure et 3 millions d’étudiants en formation initiale et continue). Abandon qui est aussi à l’oeuvre dans le projet de loi de programme pour la recherche qui est discuté en urgence à l’assemblée nationale. Projet qui augmentera la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Le SNESUP se félicite de l’unité des organisations syndicales et étudiantes pour la journée du 7 février et de son lancement dés le 31 Janvier. Leur appel à l’action est dans le prolongement de la déclaration UNEF-SNESUP du 20 janvier :

« le gouvernement instaure et fige une véritable « double peine » pour les étudiants : déjà précaires dans leurs conditions de ressources durant leurs études, ils se voient « précarisés » à nouveau et pour 2 ans lors de leur entrée dans la vie active. Le CPE pèsera sur les conditions de travail, les garanties statutaires de tous les salariés. Il propose un avenir bouché ! Nous en demandons le retrait ».

Le SNESUP prendra toutes les dispositions pour assurer le succès, y compris par la grève, de cette journée du 7 Février. Il invite les personnels à y participer massivement. Il appelle à reporter les examens et les enseignements prévus ce jour-là. Dans tous les établissements, il invite les universitaires à participer pleinement aux assemblées générales, manifestations unitaires prévues ce 7 février. Dès à présent, il prend tous les contacts avec les organisations syndicales de l’enseignement supérieur et de la recherche pour donner toute l’ampleur nécessaire au mouvement unitaire en cours.

Communiqué SNESup 26 janvier 2006



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